Du coup je me blinde façon Coué, mais j’aime ne pas être d’accord et dès que ça tourne éclairé, c’est du bonheur et remets-nous donc un coup de blanc. Ah si, quand même : y’a un libraire ami d’amis qui m’a dit n’avoir rien trouvé dans ce livre avant de me demander
« si je lisais ? ». Ami sensible, ne publie jamais.

Please contribute, en cliquant moijetrouveque@christopherenauld.com

Voici trois des premières critiques recueillies dans un cercle littéraire éminemment objectif, histoire de lancer le mouvement.

« Je suis déroutée »
La grand-mère de l’auteur

« Je ne reconnais pas ton style »
Le père de l’auteur

« C’est tellement ton style »
La mère de l’auteur


Et puis il y a les premières vraies critiques et, promis, j'essaierai de
tenir cette liste à jour. Je ne mets pas tout en ligne, je tâche de faire croire que de beaux esprits m'ont lu et d'équilibrer les critiques.

Les sites libraires et marchands

N'hésitez pas à lire ce qu'ont pensé d'autres lecteurs, voire à
déverser miel ou fiel sur les sites marchands


www.fnac.com (où j'en suis le 10 novembre à 7 commentaires)
www.alapage.fr (qui publie un mot de moi pour le lecteur)
www.amazon.fr (2 commentaires dont un cri d'amour celte)
www.auchan.fr (qui place le livre au 2° rang de sa sélection "premiers romans")


www.evene.fr
Critique intéressante et plutôt fine même si la "prose lourde" et "le machisme" m'ont un brin remué. Un beau site bien foutu, où on ne se contente pas des communiqués de presse. Chapeau.
J'ai écrit au chroniqueur, Jonathan Journiac, et appris que la malheureuse qui avait dans un premier temps la charge de me critiquer n'a pas pu-su-voulu dépasser les 40 premières pages. Il s'y est donc collé, et a pondéré d'autant son propre avis, peut-être (mais je brode) moins mitigé que la chronique publiée. Etonnant : il a été surpris que je le remercie "d'autant que je ne dis pas que des choses positives sur votre livre", him dixit. Certes, monsieur, mais vous en dites, et ça me va très bien.

J.Journiac a souhaité inclure dans le dictionnaire des citations d'evene.fr une mienne phrase : "l'amour dans l'oeil de l'autre est un cadeau que l'on se fait à soi". J'ai eu la surprise de retrouver cette phrase dans une cinquantaine de blogs à ce jour (voir fin de liste "blogs"). Je me suis cru vieux ou mort d'être ainsi cité. Et passablement ému. C'est bien qu'un texte vive sa vie...

Les blogs

Attention particulière pour le blog de Florence, que les malins croiseront dans le livre. Elle aime "la cicatrice" (chapitre "Manuelle"), elle aime bien l'auteur qui le lui rend.

Blogs de Laurent, mélomane et cinéphile (c'est le thème du blog) plus que cultivé et de Frédéric, qui, à force de bloguer sur le thème "j'écris mon roman" est peut-être en train de le faire à son insu...

UndergoundZero, lieu étrange où une jeune femme dit ce qu'elle a vu lire dans les transports en commun. J'en conclus que j'ai un lecteur dans le métro.

Et puis ceux qui me citent, pêle-mêle rigolo d'ados poétes, d'amoureux des regards et de chroniqueurs plein de jus : RitALaVie (la faute est d'origine), Philippe&Co, EvilStar (bien plus tendre que le nom le laisse croire), ZNit, Rugal, TuttiFrutti, Choupie, Lily-Mashimaro, Nomy, Elfedesbois ("écrivante" des Alpes-de-Haute-Provence), Noravr (prof de français au Mexique, à la pellicule sensible), Lolitapointcom, MissLucy, ClementiaPoésie (qui aimerait publier ses peau-aime), Lapinou, Lullaby (canadienne ! je me globalise...), ChocoMilkshakes, AnaClara76, Elle-tout-doucement, Pamegumi, LeJasoir (qui n'est pas un blog, mais le forum de lavie.ca, site canadien), MonPtitMondeAMoi, www.kababachir.com (pas un blog non plus, mais le portail de la communauté guinéenne !) FranceLectureEsotérisme (qui devrait s'en tenir à la citation et snober le livre...), le portail des sorties à Nice, le site des profs de lettres, celui de Sylvain Mongy (informaticien thésard), www.carolo.be (site non-officiel de Charleroi), SabreRouge (poète canadien), Najoua (from Morocco !), CadeCasa (joli blog culturel en langue portugaise. J'y ai laissé un mot de remerciement en espagnol, si vous voulez vous moquer...), http://www.mpa80.be/ (maison pour les associations de Charleroi), MamyLydia (qui raconte bonheurs et drames de sa petite famille), Aphrodite (rien de coquin, juste une étudiante de bonne humeur), Soorya, Mangas26, www.frithjof.de (espace francophone de l'un des nombreux sites de Frithjof Meissner, quinqua Deutsch amoureux de sa deuche), Bloglife (jeune femme qui me croit voué à un grand destin d'écriveur, inch Allah. Merci, même si...) PlanèteQuébec (où l'on me lit à l'invitation de Ginette Villeneuve, un monument !), LyneMéditations, PaperHeart (une autre canadienne, jeune et mélancolique...), CMoaKat, BozoLeClown (lui-même...), Zzzamoureux, site touchant d'un amoureux expatrié, PlumeEncree, poétesse du soir, Milakat

Marc Autret s'interroge sur son blog et la raison d'être de mes bonus-tracks. A lire, comme le reste de sa production pêchue. Thomas Clément, dont le roman est en vente dès février, rebondit sur l'histoire du titre de mon livre.

Et le plus drôle : m'apercevoir que VisioCam, site de rencontres webcam, utilise cette petite phrase en guise d'appât. Le pondeur de slogans qui commet un bouquin pour oublier, comme d'autres boivent, et qui retrouve ses mots en slogan... L'arroseur et son tuyau, en somme !

Les critiques

Mail de Jean-Baptiste Prédali, normalien et journaliste (France2), romancier surtout (tout être qui connaît la Corse doit lire « Une affaire insulaire », Actes Sud, 2003), le 11 juillet 2005

J'ai pu lire d'un trait Elles, une affaire. Pour la fable, la version taylorisée et néo-libérale de la fellinienne Cité des femmes fonctionne. L'argument est drôle, genre Houellebecq festif, et bien tenu. La galerie de portraits amusante, même s'il y a un peu pléthore...Enfin, pour s'en tenir au ras de la page, les passages cul sont efficaces. Je trouve aussi l'approche très behavioriste du fantasme féminin largement réussie. Mes seules réserves : le complot viral  final, à moins qu'il ne s'agisse d'une version X(oui, j'ose)-Files d'un virus par trop chrétien, ou de la démonstration madelinienne de l'Etat mortifère...
Quant au style : je trouve le patchwork plaisant, jusqu'à un certain point. Autant le "on" pour rythmer la progression de l'intrigue, les ellisions d'articles, les ruptures de ton me ravissent, autant les blagues à la mords-moi-le-noeud (je ré-ose), les jeux de mollets et autres san antonioseries me paraissent orienter le texte vers la gaudriole, via la phrase de trop qui nuit à l'ensemble. Du coup, les vrais bonheurs d'écriture -et il y en a beaucoup- risquent de passer à l'as.
Quant aux cibles pour la diffusion du livre: les magazines féminins d'abord, avec exposition de l'auteur en grand chercheur de supplément d'âme dans ce monde du corps marchandisé, etc. Le cul garantit le panel de lecteurs -bien entendu uniquement soucieux de comprendre l'évolution de notre pauvre monde. Pour moi, je continue à en parler et à faire lire, après déminages...
Pour l'ensemble, en tout cas, bravo, et en voilà assez pour mes remarques cul-serré...

"Bons premiers", de Jean-Michel Ulmann, article dans ImpactMédecine n°129, 15-22 septembre 2005

  (...) A sa manière de rugbyman rocker, Christophe Renauld joue, lui, sur le terrain clair-obscur des fantasmes. Elles, une affaire s'agrège dans mes mauls charnus, mais par un jeu de passe-passe trouve des ouvertures fulgurantes. Cette histoire aurait pu sortir d'un pari stupide de troisième mi-temps : créer une petite entreprise lucrative de services amoureux avec pour valeur ajoutée la garantie de bacchanales romanesques. Elles en rêvaient, ils le font. L'affaire, scabreuse, pourrait tourner au vulgaire business de vestiaire tant Christophe Renauld met de coeur à l'ouvrage. Mais l'ex-porte-plume a du style, et quand il travaille à son compte ses envolées marquent et bousculent. Il sait y faire. Si sa verve s'abandonne parfois à des débordements superflus, c'est qu'il expurge, dans ce premier roman, un irrépressible besoin d'écrire. Mais ses excès cyniques ne peuvent cacher son blues. Il s'en défend, il verse dans le cynique. Rien à faire. Sa sensibilité se faufile et touche au but, nous laissant groggy et songeur. (...)

Mail de Franck Poupeau, philosophe et sociologue bourdivin très alter, demi-de-mêlée à l'aboiement formidable, le 15 septembre 2005

A part peut-être le final (à partir des pages 230 et des poussières), j'ai trouvé cela formidable : la trame (ces mecs pour nanas), la façon de l'écrire, ton style, dynamique, joueur sans être trop léger, travaillé sans être ampoulé, est sans doute ce à quoi j'ai le plus accroché - psychologie corporelle des femmes (et de l'auteur, qui m'enlevait les mots de la bouche) mis à part.
Juste la fin, à laquelle j'ai moins accroché, sans doute parce que trop pris justement par ce va-et-vient (pardon) entre la langue (française, re-pardon) et le sexe (re-re-pardon, je veux dire la trame), je sentais moins le besoin de faire un anti-houellebecq final - il ne le mérite sans doute pas.
Bref, bravo, bravo, bravo, et surtout merci, j'ai passé deux soirées extra. J'attaque du moins sensuel, La grande peur des bien pensants, de Bernanos. Après m'être envoyé les Mémoires d'outre-tombe tout l'été, tu comprendras que j'ai apprécié, savouré cet intermède affairé (au fait, le titre final n'est pas si mal, même si "au bord d'elles" me semblait lumineux).

Petit mot manuscrit d'Olivier Poivre d'Arvor (Association française d'action artistique), le 16 septembre 2005

Merci pour cette très dynamique affaire d'elles que j'ai lue avec plaisir cet été : c'est plein d'allure, de vie, de malice et de talents et pour un premier livre, c'est réussi et virtuose.

Mail de l'ami François Duroux, homme de musique et de télé, le 6 septembre 2005

Je m'étais arrêté en ta compagnie, dans ma cuisine, à quelques commentaires sommaires sur les 100 premières pages de ton livre avec cet époustouflant "ma critique ne peut pas être objective". Je t'avais promis mes commentaires et, en vieux frère, je te les livre en tentant de les synthétiser du mieux possible. Avant toute critique, je tiens à te rappeler que je me suis bidonné comme un dingue en lisant ton roman. Si je dois formuler une critique, elle se résume en 2 points :
1°. Le récit me semble manquer de construction. J'ai eu l'impression en lisant "Elles, une affaire" de regarder une série de photos affichées sur un mur sans cet effet de perspective et de relief que je recherche dans des romans (attention et tu le sais, je ne suis pas un bouffeur littéraire). Autrement dit, j'ai eu le sentiment que tu ne souhaitais pas "amener" les rebondissements ou événements de ton intrigue.
2°. Concernant ton style - dont je suis fan - j'ai eu une première lecture assez difficile dans le sens où certains passages m'ont semblé indigestes ; j'ai dû m'y reprendre à 2 voire 3 reprises...
 


Mail d'Anna Salabi, talentueuse pénaliste , le 14 septembre 2005

Il s’agit d’une œuvre très personnelle, désopilante et déconcertante. Nul autre que toi n’aurais pu l’écrire.
Ça change des produits « tendance » ou des bouquins de plage formatés.
Le défaut de cette qualité, c’est que parfois le style dérape «
private joke », le langage se codifie à l’excès, tu donnes le sentiment de jouer ta légitimité d’auteur à chaque phrase.
Or, tu n’as rien à prouver : tu as un point de vue, une sensibilité, une imagination et une plume de qualité. Nul besoin de démonstration de force.
Ma critique consiste donc davantage en un réglage, que j’eusse préconisé, que dans des remarques de fond.
Ca m’a globalement éclatée !