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| « Elles, une affaire »
est œuvre essentiellement nocturne. Rien de bien formel genre «
oui, euh, tu vois, j’veux dire, il me faut de la sérénité,
je n’écris que la nuit ». C’est juste que
j’ai un métier, une vie familiale, amoureuse, musicale et sportive
que j’aime à nourrir, un bon vieux besoin de m’évader
à des heures où personne ne me cassera les couilles, bref
plein de raisons de retrouver mon amant-roman quand tout le monde pionce.
Ce roman a été écrit en 4 fois, 4 impératifs, 4 butoirs posés par une femme qui a compris que je fonctionnais sous pression. Nathalie Fiszman est mon éditrice. J’ai la chance d’être tombé sur cette merveille de bout de femme, teigneuse et touchante, cultivée et critique au point que ses compliments sonnent comme des Nobel. Nathalie, dite « Der Editor » pour sa souplesse et la gentillesse de ses mails, m’imposait des dates et des volumes. Le premier de ses avertissements m’a marqué : « si je n’ai pas 30 feuillets le 1er mars, je ne vous parle plus ». Or je ne lui avais, trois mois plus tôt, proposé que 7 pages d’un machin qu’elle avait trouvé joli. Terrorisé par cet ultime à tom, j’ai avoiné comme je pouvais, flippé à relecture et décidé de ressortir un vieux début de script pour en faire 30 bouzins. J’ai finalement, ce 1er mars, proposé deux fois 30 feuillets et c’est l’histoire de cul qui a gagné, ce qui est devenu « Elles, une affaire ». Pour en revenir aux feuillets, sachez que j’ai assez vite programmé une touche de mon clavier pour compter ma production. Ç’a sidéré la toujours même Nathalie : j’ai systématiquement livré le nombre requis de feuillets, comme un épicemard radin. Comme un rédacteur de com’ que je suis, en fait, livrant au cordeau. Ça semble pathétique mais m’a bien aidé, aux moments où je devais produire comme à ceux on l’on m’avait demandé d’amputer. C’est crétin mais ça aide vraiment de savoir qu’on a niqué ou gagné 600 signes. Pour draguer ou débaucher Nathalie ladytriss@christopherenauld.com |